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Economie Une loi non appliquée au mépris des banques et nous en sommes tous concernés ! par sophie GRANJEAN Les frais bancaires, vedette incontestable des réclamations envers les banques. Il nous faut donc aborder ce problème récurrent avec une certaine méthodologie. Les frais bancaires, sont scandaleusement excessifs, d'autant que le consommateur n'a pas véritablement le choix de la concurrence puisque la fédération bancaire a en quelque sorte main mise sur le secteur et il est bien difficile pour le consommateur de dégager une tarification bancaire plus intéresante l'une que l'autre. Certes, des frais d'envoi de courrier à 15 ¤ la lettre, des frais de courtage, frais sur commission de souscription, frais d'ordre de bourse à 7 ¤ par mois, des sommes forfaitaires de 8.77 ¤ en plus des frais réglementétés sur des incidents de paiement... Ceci est connu et reconnu mais aujourd'hui il s'agit de faire respecter une loi comme tout à chacun doit le faire et le secteur bancaire n'en est pas exempt. L'article 544 du Code civil, référence à la notion de propriété si cher à Prudhomme, n'est pas appliqué par les banques. En fait, nul ne peut s'autoriser à se servir sans autorisation dans le portefeuille d'autrui : aussi à cet effet, un collectif s'est créé et rejoint par l'Acabe, aux seules fins de tenter de mettre un terme officiel à de tels agissements. Le client veut recevoir une facture de ses frais bancaires avant d'en être prélevé. Voilà l'objet de la pétition frais bancaires dont le principe même est bien de renforcer les démarches associatives spécialisées dans la médiation bancaire. Il ne s'agit nullement de brandir un étandard, loin de là, seulement de faire respecter, appliquer, un texte de loi et l'imposer aux banques ce qui d'ailleurs renforcerait leur image au quotidien quoi que l'on en dise, cette image relationnelle reste à améliorer. Il est fort désagréable, voire révoltant de constater que sa banque s'autorise à prélever des sommes selon son bon vouloir sans se préoccuper des éventuelles conséquences. Revenons donc au bien fondé d'une pétition : les signataires ne sont pas identifiées en tant que tels mais quantifiés et c'est cet aspect quantifiable qui forge la force d'une pétition. Sophie Granjean www.acabe.fr©mai 2010 Sophie Granjean, conseillère à l'Association de défense des consommateurs Contre les Abus des Banques Européennes informe qu'une pétition est en cours et que l'Acabe a rejoint le collectif. http://www.acabe.fr/petition-frais-bancaires.htm
Source de l'article : http://www.freemag.fr/?expert=Sophie_Granjean ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]()
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