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Culture / Politique Après Beijing+15, le statut des femmes. par Ghislaine SATHOUD Pour la petite histoire, la Quatrième Conférence mondiale de l'ONU sur les femmes, dont le thème était « Lutte pour l'égalité, le développement et la paix », s'est tenue à Beijing du 4 au 15 septembre 1995. Ce fut un événement de grande envergure, et des décisions importantes furent prises pour améliorer la condition féminine à l'échelle mondiale. D'où l'importance de dresser un bilan un bilan pour vérifier si des progrès ont été enregistrés. Alors, quinze après la Conférence de Beijing, quel bilan faut-il tirer ? Où en est-on avec la lutte pour l'égalité ? Et qu'en est-il de la problématique de la paix ? La population africaine a traversé - et dans certaines régions le calvaire n'est pas fini ! – de dures épreuves. Les guerres civiles occasionnent une forte insécurité. Sans compter la détérioration des infrastructures qui réduit considérablement la qualité de vie des personnes prisonnières de ces situations accablantes et stressantes. Ce défi planétaire est l'un des enjeux majeurs intimement lié à la Déclaration universelle des droits de l'homme. Oui, le viol de guerre est un crime. Tel est le leitmotiv qui résonne dans les organisations de défense des droits humains. Et souvenons d'une chose : les humiliations infligées aux victimes innocentes des conflits armés sont des sérieuses atteintes à la dignité humaine et des graves violations des droits humains. Scandons ensemble, à haute et intelligible voix : TOLÉRANCE ZÉRO POUR LES VIOLENCES SEXUELLES. En réalité, les revendications exposées par les militantes des droits humains s'adressent aux gouvernements, particulièrement aux dirigeants des pays en guerre. L'Afrique est concernée par ce débat ! La sonnette d'alarme est tirée... Les dirigeants africains prendront-ils des mesures efficaces pour protéger les femmes de la violence ? Cela fait longtemps qu'ils font la sourde oreille, agissent selon leur bon vouloir. Seront-ils indéfiniment réfractaires au changement ? Entendront-ils raison ? En conclusion, l'Afrique est à un grand tournant de son histoire : la célébration du cinquantenaire des indépendances est une bonne occasion pour réfléchir sur les vraies questions, et elles sont nombreuses ! En tout cas, il faut en finir avoir les crimes de guerre. Tout compte fait, la balle est maintenant dans le camp des décideurs ! Ghislaine Nelly Huguette Sathoud est née à Pointe-Noire au Congo Brazzaville en 1969. Elle vit au Canada depuis 1996. Militante et travailleuse dans le mouvement québécois des femmes, l'écrivaine a publié plusieurs ouvrages, dont Les femmes d'Afrique centrale au Québec (L'Harmattan 2006), Le combat des femmes au Congo-Brazzaville (L'Harmattan 2007), L'Art de la maternité chez les Lumbu du Congo (L'Harmattan 2008)...Elle a travaillé comme agente de communication à la Fédération des femmes du Québec. En 2008, elle était l'une des lauréates du Prix littéraire Naji Naaman pour son recueil de nouvelles Les trésors du terroir. Pour en savoir davantage, visitez son site Internet www.ghislainesathoud.com Source de l'article : http://www.freemag.fr/?expert=Ghislaine_Sathoud ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]()
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