![]() | Qui d'autre veut avoir une audience massive par des articles libres de droits ? Déjà 1794 articles publiés. Publiez vite, vous aussi, vos articles. |
|
ni vendu, ni loué. |
ACCUEIL::
Culture / Politique Le crapulisme automobile européen... par Patrice DE BRUYNE Le "principe de précaution", c'est trancher au moindre doute, se prémunir "au cas où". Ce principe et la manière dont les gouvernements s'en servent, sont l'un des faits idéologiques majeurs de ce début de millénaire. De fait, le "principe de précaution" est sur toutes les lèvres et l'on prétend l'appliquer sans cesse, à la lettre et à propos de tout ! Particulièrement dans le monde de l'automobile, ce principe qui n'a cessé d'enfler depuis les années '60, avec la création des "certificats de conformités", des "fiches d'homologation", et des obligations de "contrôles techniques"..., tous différents de pays à pays, est devenu un "principe d'imprudence" ! L'origine de ces contraintes administratives ne se situe nullement dans un quelconque besoin de rendre les automobiles "plus sécurisantes" (ou plus sécuritaires), ni même de préserver la planète (qui a toujours bon dos quand il s'agit de créer des obligations qui vont rapporter des montants faramineux aux divers trésors publics européens et autres sociétés amies toujours promptes à ristourner partie de leurs profits aux politiciens en donations électorales ou plus simplement sur des comptes numérotés dans des paradis fiscaux)..., mais de simplifier l'emploi et l'administration fiscale. La première faute revient donc aux syndicats, qui ont compris qu'il était mille fois plus simple et plus rapide de propager leur doctrine Stalinienne auprès des employés et ouvriers des grosses usines et des réseaux de concessions-réparation..., que de s'infiltrer péniblement dans des ateliers fabricant des voitures en petites quantités et dans des petits garages de vente et réparation... La seconde faute est la cause des administrations fiscales qui ont calculé que quelques inspecteurs-vérificateurs pouvaient plus facilement contrôler et sur-imposer des grosses usines et des réseaux de concessions-réparation (dans l'absolu, deux inspecteurs-vérifivateurs pouvant contrôler ainsi l'équivalent de mille ateliers indépendants, petits constructeurs et garagistes réparateurs)... Qui plus est, les grands constructeurs ont poussé "à la charette", conscient qu'en augmentant les contraintes administratives, en instaurant des normes, des certifications légales et obligatoires, des contrôles techniques et autres tracasseries, ils récupèreraient dans un certain terme, la totalité des parts de marché de ces "indépendants"... Faute de véritable "contre-pouvoir", trompés par toutes les classes politiques sans exception, rendus quasi exangues par les contrôles fiscaux de plus en plus sournois, dans l'impossibilité de fabriquer et/ou réparer des voitures sciemment fabriquées avec des technologies de plus en plus complexes incluant de l'électronique, des ordinateurs, des matériaux irréparables "à l'ancienne"... et étant "obligés" d'acquérir eux-mêmes des ordinateurs et outils spécifiques pour ne-fusse que conserver leur clientèle basique..., les petits garagistes-réparateurs, de même que les ateliers-créateurs d'automobiles extraordinaires... ont tous fermé, les uns après les autres..., les plus audacieux et persévérants finissant par faire faillite ! La création de l'Union Européenne dont une des règles de bases est la libre circulation des personnes, des marchandises et des services, sans frontières, sans taxes entre pays membres..., n'a strictement rien modifié à cette lente agonie... En effet, les Etats membres, sous des prétextes divers, surtout faussement axés sur l'écologie et la "sécurité"..., ont obtenu facilement des centaines de dérogations destinées en réalité à recréer les barrières douanières et à préserver leurs industries nationales... Il fut un temps, un bref lap de temps..., ou il fut effectivement possible d'importer intra-Communauté Européenne, n'importe quelle voiture précédemment immatriculée dans un autre Etat membre... Mais les méthodes mafieuses de certains fonctionnaires (j'ai l'exemple de la DIV Belge dans mes cartons), les accords "secrets" entre les administrations chargées de l'immatriculation et leurs collègues des douanes et assises (ainsi que le fisc), sans omettre les intérèts des grands constructeurs situés en Europe..., ont rapidement empéché les quelques rares petits constructeurs européens de prospérer... Adieu VanClee, Apal, DeLaChapelle... et des centaines d'autres... Dans la foulée, les petits constructeurs hors Europe ont subi le même sort, étant financièrement incapables de satisfaire aux normes de plus en plus complexes inventées par les grands constructeurs Européens... Adieu Excalibur, Clénet, DiNapoli, Vector... et des centaines d'autres... Et..., quand tous ces "petits" ont cessé d'exister, les "obligations" des grands constructeurs européens ont monté de plusieurs crans, rendant "interdites" les modifications à leurs "chères" autos (en double sens), les pays membres s'empressant de légaliser ces interdictions via les "certificats de conformités", y indiquant jusqu'à l'exacte dimension "usine" des jantes et pneus... Le "Tuning" pouvait ainsi commencer, lui aussi, à péricliter, sauf à surfer habillement sur les lois, ce qui avait déjà été le cas des Kit-cars, Hot-Rods et Custom-Cars... L'écologie n'a strictement rien gagné dans cette aventure... Si cette guerre stupide visant à tuer les créateurs, les petits constructeurs et les petits garagistes, citoyens honorables... au seul profit des grands constructeurs... n'avait pas eu lieu..., si les politiciens incompétents, vérolés, crapules d'un système pourri, n'avaient pas favorisé l'acceptation de lois liberticides méprisant le principe même des libertés fondamentales et du droit de tout un chacun à créer sa propre mobilité..., la voiture électrique aurait été ré-inventée depuis plus de 40 ans d'ici..., nous ne serions plus dépendant de l'industrie pétrolière, les créateurs et entrepreneurs auraient pu ainsi re-créer un ensemble de petits constructeurs, tous oeuvrant dans de vraies adaptations pour la communauté humaine ! Nous ne serions pas lobotomisés par la presse au service de l'état et de ses journaleux imbéciles qui s'efforcent de nous raconter des fadaises en glorifiant les monstruosités électriques de BMW, Porsche, Audi.... jusqu'à Ferrari, des engins sans aucun véritable avenir... des engins qui n'existent que pour leur permettre de continuer à fabriquer des moteurs thermiques associés hybridement à des moteurs électriques rendus volontairement pléthoriques... Une honte ! La bétise crasse des politiciens écologiques a tué l'avènement de la voiture électrique populaire ! L'emploi n'a strictement rien gagné dans cette aventure, non plus ! Le seul espoir des "petites gens", c'est à dire nous tous lorsqu'on est créatif et pas fonctionnaire d'état, à toujours été de devenir "indépendant"... Que vous remontiez à l'antiquité, au Moyen-âge, à la Renaissance, où à l'ère industrielle, toujours la créativité fut l'oeuvre d'esprits indépendants, ce sont eux, seuls, qui ont apporté au monde les plus extraordinaires inventions, les plus grandes avancées, sociales, techniques, technologiques. Aucun syndicat au monde n'a jamais rien inventé, même pas les grèves..., tout au plus les fumeux "congés-payés" qui ont fait partir sans retour depuis 70 ans, vers l'étranger, près de 10% du produit brut annuel de nos pays..., une hémoragie qui fut la cause de nos maux financiers, avec l'invention d'une inflation calculée et de l'abandon de la parité or pour temporiser/masquer un déficit chronique poussant à une perpétuelle et exponentielle "fuite en avant"... Quand aux fameuses "avancées sociales", telles : treizième mois, emploi garanti dans la fonction publique et l'invention des "retraites-pensions" ainsi que le chômage..., tout ce toutim n'a créé qu'une société de gens "dépendants"..., l'inverse des "indépendants"... Et ces "dépendants", au lieu de créer, d'inventer, de se surpasser, ils passent leur temps à meubler le temps pour en faire le moins possible, tout en s'inquiétant de leur "retraite-pension" et de préserver "leur pouvoir d'achat"... Quelle bande de graveleux vous faites si vous faites partie de ce monde de "fonctionnariat", ou la seule tâche est "d'emmerder" la moitié du monde qui n'a même pas droit à vos avantages, afin d'obtenir l'argent de vos salaires et "droits" sociaux acquis ! Mais ou tout cela à-t-il mené nos sociétés ? Nous sommes dépendants de puissants et énormes multi-nationales dont on ne sait qui en est vraiment propriétaire... Le plus puissant des syndicats ne sait strictement rien faire si une multi-nationale délocalise, sauf une grève ! C'est pathétique ! Pire..., les employés et ouvriers, ne savent strictement plus rien faire par eux-mêmes..., à force d'avoir été lobotomisés, à force d'avoir "fonctionné" sur un ouvrage répétitif, roboratif..., plus personne ne sait se reconvertir, plus personne ne sait même déménager, ni changer de métier... ni devenir "indépendant"... A force d'avoir dépensé leurs "congés-payés" à l'étranger, à force d'avoir acheté moins cher des produits d'ailleurs, Chine, Inde, Pakistan, etc..., à force d'avoir contribué à ruiner l'autre moitié (les "indépendants")..., ils en viennent à se demander comment cela a-t-il pu arriver, pourquoi y a-t-il de plus en plus de vols et de malheureux... et de chômeurs qui partent se la couler douce à Benidorm (c'est un exemple que je connais) en crachant sur les quelques courageux qui restent à risquer leur argent et leur temps pour tenter de sauver ce qui peut l'être... Ce que je veut vous montrer, c'est que sous couvert de ce "principe de précaution" appliqué de façon maximaliste (ce qui est très satisfaisant pour l'opinion publique et le coté "électoraliste" des politiciens, mais contraire à l'intérêt général, car les coûts et les conséquences sont exorbitants), nous avons perdu toutes nos capacités à rebondir... Les dérives auxquelles il donne lieu aujourd'hui, dont en premier est l'inaptitude de la logique ordinaire à percevoir objectivement la réalité..., conduit ce principe à devenir une idéologie nommée "précautionnisme". On pourrait se dire que ce "précautionnisme", au fond, c'est une formulation rajeunie de la vieille maxime : "Dans le doute, abstiens-toi"... Il fut un temps où nos sociétés étaient très progressistes concernant les productions de la science. Mais tout se passe aujourd'hui comme si les choses s'étaient inversées ! On nous a inculqué une méfiance systématique pour nos propres créations, pour nos petits artisans... et une passion naïve pour tout ce qui est étatique, immense, labelisé. La dévotion des "Marques" s'inspire d'une conception erronée des réalités et besoins économiques, pour ne pas dire presque religieuse, de ce que nous sommes réellement et de ce dont nous avons réellement besoin ! L'idéologie "précautionniste" veut nous forcer à admirer la conséquence d'un processus de destruction effroyable de nos vraies valeurs économiques, c'est à dire : nous-mêmes ! On nous inculque même l'idée selon laquelle nous ferions le mal lorsque nous contestons les lois ! Cela fait penser de bien des manières à un interdit religieux, voire à la mise en place d'une sorte de "dictatucratie". Le faux "principe de précaution", est devenu, tant il est poussé à l'extrême, une véritable idéologie des états à l'intérieur de la Communauté Européenne, à laquelle à force de promesses électorales et de communiqués de presse, le vulgum pecus en est venu à s'y accrocher comme à une religion. Les médias "étatisés" (presse papier, télévision, radio), aux mains d'idéologues de pouvoir qui détiennent l'industrie, dont les grands constructeurs automobiles, ont ainsi rendu "leur" populace ignorante et stupide, pétrie de peurs irrationnelles, c'est ce qu'on nomme abusivement "l'opinion publique", ce qui permet trop souvent aux décideurs (politiques et économiques), de bâtir leur société idéale, où le profit sera maximalisé, et délocalisé..., dans un esprit résolument "progressiste" sans même plus demander l'avis de leurs électeurs ! Ce "principe de précaution" n'a rien de vraiment moderne, c'est un concept passéiste et stérilisant, qui s'oppose au goût du risque, sans lequel il n'y a pas de vrai progrès. Dans le même ordre d'idées, que les défenseurs de ce système de protection sociale des travailleurs et des plus faibles, imaginé voici plus d'un siècle, prennent enfin conscience qu'ils livrent aujourd'hui un combat obsolète, ringard..., en un mot, réactionnaire..., non pas au profit de l'ensemble des citoyens, mais au seul profit de gens qui nous manipulent au moyen de pratiques cyniques et ignobles, dans le but d'engranger des profits exponentiels. Car, s'il existe des petits malfrats prêts à perpétrer des crimes appelés "crapuleux" aux seules fins de s'enrichir, il y a aussi de grands malfrats, auto-proclamés respectables et respectés..., nichés dans la finance, l'industrie et la politique..., qui accomplissent le même genre d'exaction, mais aux niveaux national, continental ou planétaire. Ce sont les adeptes de d'une autre idéologie, appelée le "crapulisme". Quelques exemples démontrent que son application dans nos divers gouvernements, permet d'enchaîner les catastrophes humaines, notamment écologiques et sociales. Ainsi les ravages passés, présents et futurs causés par l'amiante que l'on continue à exploiter et à utiliser en sachant parfaitement qu'il condamne à mort, à plus ou moins brève échéance, des centaines de milliers de personnes, illustrent parfaitement ce "crapulisme" triomphant. Dans un autre domaine, les économies réalisées dans l'encadrement hospitalier engendrent la multiplication d'erreurs médicales lourdes en France, en Belgique et dans d'autres paradis du libéralisme avancé (il ne s'agit finalement que de sacrifier des troupes de gueux en salopette ou de patients qui n'ont pas les moyens de se payer de luxueuses cliniques privées !)..., alors que dans le même temps les "responsables" politiques ont dépensé des milliards d'euros dans l'achat de vaccins inutiles, dans le seul but d'enrichir leurs "amis" de l'industrie pharmaceutique et de percevoir des commissions secrètement payées dans des paradis fiscaux !... Mais quelle importance ! Constatez par vous même qu'on n'en parle plus... Les ministres concernés ont éteint le feu et fixé de lourds couvercles sur leurs casseroles ! Par ailleurs, l'exploitation débridée des ressources naturelles engendre l'épuisement à court terme de certaines matières premières vitales à la survie de la planète ainsi qu'une pollution catastrophique qui réduit l'espérance de vie des générations prochaines. Dans ce cas, le "crapulisme" pratiqué aujourd'hui condamne l'humanité tout entière dans un avenir relativement proche. Mais qu'importe pour ses pratiquants qui ne seront plus là pour apprécier l'ignoble gâchis ! Enfin – last but not least – l'aventurisme cynique des financiers de tout poil, ces vingt dernières années, nous valent aujourd'hui de subir une crise économique et sociale ravageuse. Mais, sans doute, tous ces faits relèvent de la fatalité inévitable et sont la vérification de l'adage imbécile : "le risque zéro n'existe pas". Avançons donc gaillardement vers des lendemains qui hurlent la misère et la mort ! Patrice De Bruynewww.GatsbyOnline.com Source de l'article : http://www.freemag.fr/?expert=Patrice_De-bruyne ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]()
|